Nous marchons dans les chemins de Baerendorf où les haies bocagères dominent le paysage, composées principalement de noisetiers et d’aubépines qui servent à la fois de refuge pour la faune locale et de délimitation naturelle entre les prairies. Le sol, plutôt argilo-calcaire, retient bien l’humidité ce qui permet aux prairies de rester verdoyantes plus longtemps dans l’année, surtout sous ce climat semi-continental typiquement alsacien. En approchant des forêts, nous remarquons la présence marquée du chêne pédonculé, arbre solide qu’on observe fréquemment dans les versants sud, bénéficiant du meilleur ensoleillement. Les vignobles sont absents ici, ce qui souligne plutôt une agriculture tournée vers les céréales et le pâturage des vaches laitières. Le paysage change au fil des saisons : au printemps, les prairies se couvrent d’une multitude de fleurs sauvages tandis qu’en automne, les feuilles rougissent doucement avant de tomber, nourrissant un sol riche en humus. On sent que les habitants respectent ces milieux, puisque les parcelles restent souvent encloses par des haies qui servent aussi à modérer les vents d’est si prophetique dans cette région. Baerendorf, entre terre nourricière et bois, témoigne d’un équilibre fragile mais ici bien préservé.
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